Réserve Naturelle Régionale des Larris et Tourbières

À la limite de l’Oise et de la Seine-Maritime, la Réserve Naturelle Régionale des Larris et Tourbières de SaintPierre-ès-Champs s’étend du bord de la vallée de l’Epte à la Cuesta du Bray. Elle est composée, sur près de 80 hectares, de pelouses sur coteaux calcaires et de zones humides réparties en plusieurs sites : le célèbre Mont Sainte-Hélène, le site des Tourbières ou encore les pâtures sous le pressoir. La Cuesta du Bray constitue la limite sud de la Boutonnière du Pays de Bray.

Des milieux naturels à découvrir absolument !



Histoire des milieux

Les coteaux de la Réserve ont longtemps été entretenus par des troupeaux de moutons et de chèvres qui parcouraient l’ensemble de la cuesta jusque dans les années 1950. L’abandon de ces pratiques a entraîné un embroussaillement progressif des pelouses.

L’extraction de la tourbe (pratiquée jusqu’en 1962) a, quant à elle, modelé le site des Tourbières. Des étangs remplacent aujourd’hui les anciennes fosses d’extraction. L’absence d’entretien de la zone humide alentour a conduit à la formation de boisements.

Les milieux naturels

La Réserve naturelle se caractérise par une grande diversité de milieux naturels. Sur les coteaux, les pelouses sur calcaire constituent l’intérêt majeur du site. Des zones plus denses et des fourrés arbustifs participent à l’hétérogénéité de la végétation. Des boisements sur pentes et des éboulis renforcent l’originalité des milieux. Dans les zones humides, autour des étangs, se développent des végétations à hautes herbes, appelées mégaphorbiaies, des prairies inondables et une aulnaie marécageuse.

La gestion de la réserve

Le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie et la commune de Saint-Pierre-ès-Champs sont les gesti onnaires de la Réserve. À ce titre, ils mettent en place des actions de gestion écologique et de valorisation dans le but de préserver le site en bon état

Les principales actions de gestion ont pour objectif de maintenir et restaurer des milieux dits « ouverts », favorables aux espèces animales et végétales les plus rares. Ainsi, des travaux de déboisement, de débroussaillage et de fauche sont nécessaires pour la préservation des milieux. Depuis 1992, un troupeau de moutons et de chèvres d’un éleveur local parcourt de nouveau les coteaux de la Réserve naturelle. Ce pâturage extensif permet de conserver une végétation basse sur les coteaux.

La flore


La Réserve abrite 20 % de la flore picarde soit près de 400 espèces, parmi lesquelles 42 sont reconnues comme ayant un intérêt de conservation. Deux de ces espèces sont protégées par la Loi. Les plantes les plus originales sont les orchidées que l’on peut facilement observer au printemps.

La faune

Rois de la Réserve, plus de 200 espèces de papillons ont été recensées ici. Les différents milieux abritent également de nombreux oiseaux, reptiles, amphibiens, libellules et orthoptères…
Parmi ces espèces, le Triton crêté, le Muscardin ou la petite Cigale des montagnes font l’objet d’une attention particulière.